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Origines du bio

Les prémices de l'Agriculture Biologique remontent au début du 20ème siècle selon trois courants principaux :

En Autriche : Rudolph Steiner remet en cause les principes de l'agriculture moderne. Il est à l'origine de l'agriculture bio-dynamique (Demeter) basée sur le compostage, la prise en compte des forces telluriques (de la terre) et cosmiques dans les pratiques agricoles.

En Suisse : les docteurs Hans Muller et Hans Peter Rusch incitent à l'autonomie des producteurs, au respect de la terre et des filières les plus courtes possibles.

En Angleterre : l'agronome Albert Howard préconise la fertilisation des sols par l'humus, l'emploi de fertilisants obtenus à partir de substances renouvelables et compostées.

En France, l'Agriculture Biologique est née de deux mouvements initiés dans les années 60 :
- Les producteurs : en effet, face à l'agriculture intensive, ces derniers ont ressenti le besoin d'un retour à des méthodes plus traditionnelles en conformité avec la nature.
- Les consommateurs : ces derniers se sont regroupés en association dont la principale est Nature et Progrès avec pour objectif de défendre une alimentation issue d'une autre agriculture, d'une autre éthique, répondant à leurs attentes.

L'agriculture biologique est donc née en France de la volonté conjuguée d'agriculteurs, de consommateurs et d'associations, de voir renaître une agriculture respectueuse de l'environnement.

Le décret no 81-227 du 10 Mars 1981 lui donna une existence officielle et une définition : « agriculture n'utilisant pas de produits chimiques de synthèse ». Une étape importante fut ensuite franchie avec l'adoption au plan européen du règlement CEE/2092/91 du 24 juin 1991 qui donne une définition et des règles communes à la production biologique, l’étiquetage et la distribution des produits biologiques dans l'ensemble des pays de la Communauté Européenne. En 1994, le décret no 94-492 aboutit à la mise en place du label Agriculture Biologique (AB) et à la création d'organismes de contrôle et de certification des produits biologiques sous la tutelle du ministère de l'agriculture. La labellisation au moyen du logo (AB) peut être renforcée de logos émanant de certificateurs indépendants comme les labels NATURE&PROGRES (éthique et écologie) et DEMETER (biodynamie) qui sont des organismes privés qui ont contribué aux fondements de la bio.

Quelques élements du cahier des charges de la bio

Pas d'OGM. Pas d'engrais chimique. Pas d'insecticide, ni de pesticide synthétique. Pas de boue d'épandage. Pas d'irradiation. Rotation des cultures. Bien-être des animaux d'élevage. Pas d'hormone. Pas d'antibiotique. Les produits transformés doivent contenir 95% d'éléments biologiques.

Pour être commercialisé, tout produit "issu de l'Agriculture Biologique" doit subir le contrôle et obtenir la certification d'un organisme de contrôle indépendant agréé par le Ministère de l'Agriculture (Qualité France, Ecocert...).

 

SE CHAUFFER AU BOIS ....c'est bon pour la forêt!

Aussi surprenant que cela puisse paraître… La forêt se récolte, comme un champ de blé ! Imaginons qu’un lapin de garenne s’installe dans un champ de blé. A l’échelle de sa vie, tous les ans, un cataclysme s’abat : le champ est récolté. Si le lapin venait à manifester, on lui expliquerait gentiment ce qu’est une récolte. Pour la forêt, c’est la même chose mais sur 30 ans.. Si nous la récoltons régulièrement, nous aurons les mêmes résultats que dans un champ de blé : elle ne poussera pas en friche, et elle se valorisera efficacement.

De plus, l'exploitation intelligente des forêts favorise leur régénération : la croissance végétative de la forêt est plus forte dans une forêt entretenue. L’exploiter intelligemment participe également à la lutte contre les incendies.

A-t-on déjà vu de grands incendies dans les forêts entretenues ?